Il y’a toujours quelqu’un sur notre chemin pour nous inspirer

Un moment…juste un moment…et à bien réfléchir…on se rend à l’évidence. Même quand on s’est fait tout seul, ce qui est une chose noble, on a toujours sur son parcours des gens dont l’apport a été déterminant. La reconnaissance me semble passer par les yeux qui restent ouverts sur cette réalité.

Je suis simplement choqué lorsque certains se positionnent comme s’ils étaient le fruit d’une génération spontanée. Cela n’existe pas. Il y a quelqu’un quelque part, dans ce monde ou ailleurs qui a été déterminant.

Je me souviens de mes premiers jours en ONG. De feu Jules Roger (paix à son âme) qui m’embarqua avec mon précieux ami Eric collince, dans l’aventure des associations et ONG alors que ma réticence était complète par rapport à ce parcours. Je me souviens de Symphorien, qui a cru déceler en moi quelques potentialités et qui a pris de son temps pour me montrer deux ou trois choses et susciter en moi une envie d’aller bien loin, bien au-delà de lui, vers des cimes que son expérience n’avait fait qu’entrevoir…bien plus loin encore d’ailleurs….

Je me souviens de Claudia, la chef de projet allemande, qui s’est remise à moi et m’a permis d’explorer quelques-unes des choses qui allaient devenir la marque de ma profondeur….nous nous sommes tenus mutuellement et cela a été déterminant pas seulement pour moi, mais pour beaucoup d’autres jeunes qui allaient devenir plus tard des leaders d’opinion dans mon pays ou simplement des travailleurs internationaux de très haute compétence. Je me souviens de Rose, ma collègue de CECODEV avec qui nous avons passé tant et tant de moments à construire les choses, à nous laisser aller à ce que nous croyions, à parfaire nos approches techniques et méthodologiques…elle est l’un des principaux cadres de son ministère et l’une des brillantes techniciens que compte le gouvernement camerounais. Et que dire d’Emilie ou de Bertrand, deux Français venus de Compiègne qui m’ont aidé à comprendre comment on avance sans s’en remettre au gouvernement, à la famille ou à rien d’autre du tout….en prenant le risque de faire ce qu’on pense qu’on doit objectivement faire et à le faire sans rien attendre forcément et surtout sans attendre de devenir immédiatement millionnaire…Yves m’a aidé à comprendre qu’il faut toujours oser…cela lui a d’ailleurs bien réussi…à ceux qui l’ont écouté…et à moi aussi. D’ailleurs, c’est sous ses avis et de ceux de Job je me suis lancé dans une expérience de consultant indépendant.

Que dire des autres ? de Vincent le Français qui connait l’Europe de l’Est comme sa poche et dont la rigueur m’a permis de retrouver quelque chose de perdu…la passion de la lecture et de l’écriture…ou de Petko, le Bulgare à l’intelligence infinie, qui ne se fait pas appeler « Prof » par tout le monde alors qu’il l’est bel et bien…et en Informatique s’il vous plait, dans la meilleure université de son pays…Je lui devrais longtemps mon penchant pour Mac comme je dois à toute la merveilleuse équipe de Bucarest avec laquelle j’ai travaillé mon penchant pour Linux, mon envie de m’envoler plus haut et bien d’autres choses encore plus profondes. Que dire d’Alexandra, ma fée roumaine qui m’a transporté dans l’univers de la photo ou de Ioana, ma grande sœur de Bucarest qui m’a fait comprendre ce que c’est que de vivre avec passion tout en ayant des valeurs….

Monique et Georges restent un bijou dans mon parcours…le mariage parfait entre une Laotienne et un Français (au sens propre comme au figuré) a provoqué bien d’améliorations autour de conversations simples et banales…tout comme les bons moments avec Pascal et Setty (le couple Franco-algérien) qui m’ont aidé à comprendre comment avancer dans une carrière internationale.

J’en oublie certainement d’autres, Matthieu, le jeune qui m’a fait assez confiance pour me confier la direction pays d’une organisation internationale, Rafael, le Mexicain qui me surprend à chacune de nos rencontres par l’immensité de son talent, sa maturité et son sens pointu de la réalité. Il aura énormément contribué à définitivement me faire prendre des décisions qui ont tout changé. Ou encore Aicha, la nigérienne, Ministre, DG, gouverneur…mais qui est restée la même femme engagée, passionnée et enflammée de produire des changements de fond…avec elle et son équipe (surtout mon grand ami Yacouba et Halima qui en acceptant d’apprendre est entrain de devenir l’une des meilleures de sa génération dans son pays), combien d’exploits n’avons-nous pas réalisé.

Ah, deux perles : Richard, mon magicien canadien…nous avons refait le monde ensemble et je lui dois en très grande partie d’avoir lancé ce blog (et à Tommy aussi, l’autre ami canadien). Sandrine…ma merveilleuse française à moi…rêve éternel…insaisissable énergie…doucereuse passion…efficace technicienne…qui écrit une grande partie de l’histoire de l’artisanat africain…et certaines des plus belles pages porteront nos signatures communes.

Ingrid et Mariam Dr Kante, une rwandaise, une tchadienne et un malien, trois des expertises parmi les meilleures d’Afrique (croyez-moi, cela est vrai) font partie de la liste. Comme Robert et Bernadette en Allemagne ou Pacifique le congolais qui ne cesse de me faire croire qu’il faut que je fasse confiance en la vie et donne juste le meilleur de moi dans le reste.

On est loin de l’exhaustivité. Et encore, tout ceci c’est sans parler des autres amis proches et de la famille.

Oui, il y a toujours quelqu’un sur notre chemin pour nous inspirer. En prendre conscience est vraiment un excellent moyen d’en tirer partie. Puis, il faut garder la reconnaissance qui va avec.

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9 commentaires sur “Il y’a toujours quelqu’un sur notre chemin pour nous inspirer

  1. Très profond Paul Armand. Autant de partages qui ont contribué à faire de toi quelqu’un d’accompli dans son domaine. Go ahead!

    • Merci Christian. Nous sommes tous le fruit d’une série de rencontres qui ont d’une manière ou d’une autre apporté quelque chose à notre parcours professionnel.

  2. Paul, tu ne peux pas savoir la chance que j’ai eu en vous ( Mme Kané, Yacouba et NOTAMMENT TOI) croisant sur mon chemin et l’impact de ton passage dans ma vie professionnelle. Pour te faire un aveu, je t’ai trop souvent trouvé sévère à mon endroitpar ta façon de travailler, mais j’ai finallement compris que la rigeur était ton leitmotiv et que tu me forgeais à me donner comme toi une devise: DONNER LE MEILLEUR DE SOI. Aujourd’hui, le mot MERCI me semble peu suffisant pour te témoigner de ma gratitude. Merci pour le point de vue, et retiens que tu m’as beaucoup, beaucoup appris….

    • Merci Halima pour ce témoignage qui me va droit au cœur.
      Sincèrement, du courage…je sais que le meilleur est encore devant toi et que nous nous en réjouirons tous sous peu.
      A bientôt

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