Le contrôle des gains au coeur de la disssociation dans les projets d’affaires

La grande problématique du contrôle des bénéfices est en générale financière. Comment je me rassure qu’à la fin, les associés ne vont pas faire ombrage aux « futurs millions » que le projet va générer. Il est fondamentalement question ici de l’association comme représentation inhibant du gain projeté d’un projet d’affaires. Tant que je ne suis pas certain d’avoir tout sécuriser, j’ai peur de m’associer.
En général, la plupart des idées de projets ne s’accompagnent pas d’études. Mais de beaucoup de rêves et d’imaginations. Et ces fantaisies créent des chiffres et des bénéfices mal évaluées qui déforment nos réalités, mais créent des peurs subjectives.
L’association est alors perçue comme un système d’exposition des gains à la perte, de grignotage de rentabilité, de diminution de ce que l’on peut avoir…
Malheureusement, c’est une perspective elle aussi en déphasage avec la réalité. Parce que ce qu’elle oublie, c’est que l’association est une démarche pour décaler vers le haut les niveaux de rentabilité, ou simplement pour réduire les délais de rentabilité. En d’autres termes, les millions que vous aurez dans 10 ans, vous aurez pu les avoir depuis quelques années déjà si vous aviez vraiment décidé de vous associer.
Cette perspective est également en déphasage avec la réalité dans la mesure où elle postule que c’est le contrôle le plus important dans la gestion qui assure aussi la gestion des bénéfices et qui s’en approprie l’essentiel des ressources. Nous verrons plus tard que cela n’est pas forcément vérifié.
De fait, lorsque la représentation mentale devient habitée par la crainte de ne pas pouvoir profiter financière de son engagement, on prend le risque de contourner les facteurs de peur en s’engageant sur la seule personne en laquelle on fait confiance : soi-même.

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2 commentaires sur “Le contrôle des gains au coeur de la disssociation dans les projets d’affaires

  1. Ces craintes signifient que la décision n’est pas encore réellement prise. Dans toute chose, il faut se préparer au meilleur comme au pire et le mariage représente un bel exemple d’ association à risque.

    • Bien vu Tity

      Mais justement, ce que l’exemple du mariage nous enseigne c’est qu’il faut mettre en place des mécanismes pour dépasser les craintes. Un mariage, ce n’est pas juste « viens on reste » ou « je t’aime de tout mon cœur », c’est aussi une déclaration à la mairie, un papier d’acte légal, des témoins, un cadre légal réglementaire, etc. C’est également l’effectivité de la différence des genre, de sexe, d’actions, de rôles.

      Les craintes sont justifiées tant qu’il n’y a pas de mécanismes pour les juguler…Et finalement, on n’envisage pas l’association parce qu’on ne connait pas de fait ces mécanismes. Une fois qu’ils sont déterminés, clarifiés, et engagés, cela crée un filtre écran, qui apporte une lueur d’assurance dans le chaos craintif. Ce sera l’objet du prochain article.

      Merci pour ton excellent commentaire.

      Paul Armand

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